Les étapes de la crise financière de 2007-2010

Beaucoup beaucoup mais alors beaucouuuuup de monde en parle, les gens tentent des débats dessus mais principalement sans savoir vraiment la prochaine phrase qu’ils vont sortir. Pourquoi ? Car les media en parlent en quantité, mais jamais en qualité.

Je n’ai personnellement jamais lu dans un journal non spécialisé une explication détaillée sur cette crise, ni entendu durant les journaux télévisés une telle explication.

Cependant, il existe quand même des émissions et/ou des articles (respectivement à la TV et dans des journaux spécialisés) qui en parlent amplement, mais souvent hors d’atteinte pour le citoyen lambda car muni d’un vocabulaire trop complexifié. On va essayer ici d’expliquer tout ce bordel qui s’est passé depuis 2007.

Déjà ce qu’il faut savoir, c’est que des crises financières il y en a déjà eu à la pelle : quasiment une par an depuis les années 1970 ! En est-on mort ? Je ne sais pas vous, mais je pense être vivant personnellement (les dépressifs n’ont pas à répondre à cette question). Et oui, en effet, on a tout le temps survécu aux crises ! Il faut se dire qu’une crise c’est comme tomber du ketchup sur sa chemise, c’est énervant mais ça arrive.

Pour faire un bref résumé des crises, en ce moment il y en a 3 : la crise financière de 2007-2010 (depuis 2007, s’est arrêtée techniquement en 2010, mais nous subissons sa récession), la crise grecque (depuis 2009) et l’hyperinflation au Zimbabwe qui dure depuis 2000 mais ça, tout le monde s’en tape les fesses avec un album d’Arielle Dombasle.

Pour cet article nous allons aborder la crise financière des subprimes, et nous verrons la crise grecque dans un autre article. Je ferai celle du Zimba-machin dès que les media s’en intéresseront (donc dès que j’aurai la barbe de Marx).
P.S.: Non sans rire, celle du Zimbabwe est super intéressante pour apprendre les moteurs économiques tel que l’inflation, l’hyperinflation, la stagflation tout ça, donc j’essaierai de la faire!

SOMMAIRE

Quelle est cette crise dont tout le monde parle ? Cette crise qui nous dit qu’on est vraiment mal ? Cette crise qui nous cite chaque jour qu’à long terme, nous serons tous morts ? Que savons-nous sur elle finalement ? Personne ne s’est jamais demandé si au final cela n’était peut-être pas mieux de l’avoir eu ? Comme ça, je sais pas, on sait qu’on ne tient pas face à elle, on peut s’améliorer, peut-être même changer de système économique ? Mais j’ai promis de ne pas incorporer d’avis dans les définitions et uniquement m’en tenir aux explications et aux exemples.

Tout ce qu’il faut savoir pour commencer c’est que la crise financière de 2007-2010 a bel et bien commencé en 2006, logique.

1. Phase 1 : La Crise des Subprimes

A. Les principales causes

Ce que beaucoup d'étasuniens ont connu

Une pancarte assez connue à cette époque

Mais d’abord, quand ? Tout cela s’est déroulé vers la fin d’année 2006. Petit à petit cette crise s’est amplifiée jusqu’à atteindre un point critique en 2007, mais nous en reparlerons plus tard.
Tout d’abord, définissons le terme « subprime » : ce mot anglais vient de l’abréviation « subprime mortgage » qui signifie « prêts hypothécaires à risque« , déjà, le nom fait peur, en anglais ou en français, ça commence mal.

Pour comprendre ces fameux subprimes, il faut remonter un peu plus tôt dans le temps, d’abord vers le début du second millénaire, en 2000, lorsqu’il y eut une bulle immobilière aux Etats-Unis : les biens immobiliers prenaient rapidement une hausse de leur valeur donc, en réaction, en 2002 (pour vous situer avec des évènements historiques, 2002 c’est en gros l’année d’adoption de l’Euro, l’année de réélection de Jacques Chirac, et accessoirement l’année où Lorie a sorti son deuxième album) la « FED » (Federal Reserve System ; la banque centrale étasunienne) met en oeuvre des procédures pour favoriser le petit crédit pour relancer l’économie. Dès lors, des milliers et des milliers (disons millions) d’étasuniens empruntent grâce à ces prêts à subprime et deviennent propriétaires.

Une chose importante à retenir : les taux d’intérêts de ces prêts varient selon l’évolution des taux de la FED ; cette dernière fixe les taux elle-même.

Déroulement de la crise

Dès lors, le marché immobilier des Etats-Unis était en assez bonne croissance depuis des années, mais il est arrivé le moment où les emprunteurs ne pouvaient plus rembourser. Les subprimes étant des prêts à haut risque car on prête à des gens qui sont souvent de foyer très médiocre et du coup avec des risques de non-remboursement. En effet, lors de l’acceptation de ces prêts, les banques ne font pas attention à l’aspect de trésorerie, de revenu de l’emprunteur, mais de son patrimoine, de ce qu’il possède et/ou va posséder. Donc le risque que l’individu se retrouve sans-emploi (et non ne pourra pas rembourser) n’est pas pris en compte.

A partir de 2005 cela commence à se faire ressentir : la FED pose un taux d’intérêt qui atteindra 5,25% vers mi-2006 : les remboursements se voient donc fortement augmentés et donc des individus ne peuvent pas suivre et n’arrivent pas à couvrir leurs emprunts.

Quelques chiffres :
– 1,2 millions de prêts sont potentiellement litigieux en fin 2006
– 3 millions d’individus risquent de perdre leur foyer car les banques revendent les hypothèques afin (d’essayer) de rembourser les emprunts.

C’est donc des prêts de valeur assez faible mais la demande de ceux-ci est tellement importante que des milliards de dollars sont prêtés.

Histogramme des différents prêts
On voit bien grâce à ce graphe que les prêts à subprime étaient en perpétuelle croissance, passant d’environ 20 milliards de dollars en janvier 2007 à 100 milliards de dollars 14 mois après (mars 2008).

Les banques, qui avaient investi des sommes exorbitantes dans ce marché qui fonctionnait très bien et qui était en pleine expansion, se voient obligées de revendre leurs actions pour essayer de récupérer le plus d’argent possible, ou du moins d’en perdre un minimum. Ce qui entraîne bien sur une chute incroyable des valeurs en bourse. De plus, remettre en vente toutes les hypothèques fait encore plus s’effondrer le marché de l’immobilier, une sorte de cercle vicieux…

Les banquent viennent donc de perdre une grosse part de leur capital, elle doivent donc être recapitalisées.

B. Les réactions face à cette crise ?

Une forme de réaction indirecte mais inévitable se fit directement sentir : en effet, en août 2007, déjà quelques 35000 emplois se voyaient annoncées. A ce mois-ci, les estimations des pertes étaient d’environ 150 milliards de dollars. En octobre de la même année, les estimations étaient de 400 milliards. Une banque newyorkaise révéla qu’en novembre 2007, le massacre atteignait les 2000 milliards.
En parallèle, le FMI annonça en 2008 que les dégâts étaient plus de l’ordre du milliard de dollars.

Les Etats-Unis se doivent de réagir, ce dont s’occupe George Bush en annonçant une vague de réformes en août 2007 et va lancer le programme « Hope Now alliance » qui consiste à assister les propriétaires ou futurs propriétaires grâce à des conseils de prêts. En effet, les banques ne proposaient pas vraiment de conseils de prêts et ne vérifiaient pas vraiment le statut pécunier des emprunteurs. Ce programme essaiera donc d’établir des vérifications avant d’accorder les prêts et permettra aux emprunteurs lambda de savoir vers où ils vont aller avec des anticipations de conjonctures économiques.
Hope Now allianceGeorge Bush, sous l’idée de Henry Paulson met donc en place ce programme et installe une ligne téléphonique gratuite disponible 24 heures sur 24 où les gens peuvent appeler et recevoir des conseils sur les prêts. Ainsi, moins de prêts à risques sont effectués et uniquement les prêts qui rapportent (donc qui aident l’économie) sont gardés.                      Ce programme est un succès, car en effet, 140.000 appels furent effectués en 2007, avec une moyenne de 3200 par jour en 2008.

Sauf que ceci ne suffit pas, et le pays s’endette. Ainsi vient la seconde étape de la crise : la crise financière de 2008.

2. Phase 2 : La Crise Financière de 2008

A. Intensification de la crise

A la Crise des Subprimes, s’additionne une crise de liquidité qui est… chronologiquement logique : rappelons qu’une crise de liquidité se produit s’il n’y a plus assez d’argent pour assumer ce que les banques doivent, ce qui s’est produit à cause de la Crise des Subprimes. En plus de ça, le taux d’intérêt sur le remboursement des prêts continue d’augmenter…

Evolution du taux d'intérêt des prêts hypothécaires

Evolution du taux d'intérêt des prêts hypothécaires en 10 ans

Sur le graphe ci-dessus, hormis sa mauvaise qualité, on peut bien voir qu’à partir de Septembre 2006 le taux d’intérêt ne fait qu’augmenter, allant par exemple de 8% en sept. 2006 à 44% en janv. 2009.

Il faut bien comprendre ce qu’est un taux d’intérêt et les conséquences qu’il y a vis à vis de son augmentation.

Exemple des taux d’intérêts :
Monsieur Alpha (il n’est pas grec), citoyen des Etats-Unis d’Amérique, demande un prêt à subprimes de 1.000.000 $,  vers 2006, à une banque Beta à un taux d’intérêt de 5,25%.
Il doit donc rembourser 52500$ à la banque Beta. Mais les taux d’intérêts ont augmentés à cause d’autres personnes qui n’ont pas pu rembourser leur emprunt. Ils passent donc à 44% en janvier 2009 et donc Mr. Alpha doit désormais 440.000 dollars. Bien sur, il ne peut pas rembourser, donc la banque vend sa maison qu’il avait soumise en gage de remboursement.
Sauf que le marché de l’immobilier s’effondre et sa maison qui valait 1 million en 2006 ne vaut plus que 700.000 dollars désormais.
La banque, en plus de ne pas gagner les intérêts, perd de l’argent et a donc des créances irrécouvrables. Du coup, elle augmente encore plus les taux d’intérêts pour essayer de recouvrir ses dettes avec les emprunts en cours auprès des autres emprunteurs.
Et ainsi de suite…

Krach 2008

Une réaction presque normale le jour du krach.

Enfin, le krach de septembre 2008 a totalement coulé les espoirs de certains : les deux organismes Fannie Mae et Freddy Mac, deux sociétés par action créées par le gouvernement étasunien, qui sont chargées du refinancement des prêts immobiliers sont durement frappées par la crise des subprimes de 2007. En septembre 2008, elles ne possèdent que 5000milliards de dollars du marché étasunien des hypothèques alors qu’elles sont évaluées à 12000milliards de dollars (soit une dégradation d’environ 60%). Le Trésor étasunien investit 200 milliards pour les sauver.
Quelques jours plus tard, la grande banque d’investissement Lehman Brothers fait faillite, ce qui aggrave incontournablement la situation et provoque une chute des valeurs des grandes bourses mondiales.
La situation continue jusqu’en octobre et s’allège petit à petit les mois suivants.

B. On essaie de sauver le monde…

En septembre, les Etats-Unis sont en alerte, et un mois plus tard, l’Europe l’est. Comment vont-il réagir ? Eh bien ils vont lancer ce que l’on appelle des plans de sauvetage (de l’économie). Ces plans ont besoin de deux grands acteurs pour être joués :
– Les gouvernements
– Les Banques Centrales (quand elles sont indépendantes du gouvernement ; exemples : aux Etats-Unis et en Zone Euro, etc.)

On peut qualifier ce qu’il s’est passé en septembre/octobre 2008 d’une tentative d’établissement d’une nouvelle architecture financière mondiale. Voyons désormais ce qu’il s’est passé, autant aux USA qu’en Europe dans les mois cités :

  • Aux Etats-Unis, en septembre 2008, Henry Paulson, secrétaire au Trésor du Gouvernement Bush, propose le Plan Paulson, dont tout le monde a déjà entendu parler, ou du moins a déjà entendu ces mots-là. Brièvement, le but du Plan Paulson était de créer une espèce de « Banque-Poubelle« , appelée formellement « Structure de Défaisance » afin de racheter et de gérer tous les actifs toxiques que les subprimes ont engendrés. Le gouvernement américain projette d’acheter 700 milliards de ces actifs toxiques afin que les établissements financiers touchés par la crise des subprimes perdent un peu moins d’argent.
  • En Europe, octobre 2008, un sauvetage prenant en compte des garanties étatiques pour le refinancement (le plus important), et des mesures de recapitalisation pilotées par les états (exemple : une mesure flagrante du Royaume-Uni, nationalisation de quelques banques). Suite à ce mouvement européen de recapitalisation, les Etats-Unis suivent en recapitalisant leurs banques pour 185 milliards d’€.
Tableau relatant des sommes, en milliards d'€, accordées par les différents gouvernements pour réaliser les 2 points du plan de sauvetage européen.

Tableau relatant des sommes, en milliards d'€, accordées par les différents gouvernements pour réaliser les 2 points du plan de sauvetage européen.

Janvier 2009, toujours de gros problèmes sont présents, les Etats décident alors de continuer à essayer de se sauver, en ré-injectant de l’argent, en nationalisant d’autres banques, en créant d’autres « banques-poubelle », mais le problème persiste…

C. Vers un nouveau type d’économie ?

Cette crise a fait couler beaucoup d’encre, (et) a fait apparaître de la corne sur beaucoup de doigts, les réactions sur les plans de sauvetage ont été diverses et var- bon j’arrête avec les conjonctures, non sérieusement avant d’appliquer les plans de sauvetage tout le monde pensait « haters gonna hate » (ndlr : pas tellement de traduction, peut-être très familièrement « les chiants vont faire chier », je ne vois pas comment je pourrais le traduire autrement), et ça n’a pas loupé !

Par exemple, les libéraux rejettent la faute sur l’Etat (avec comme origine la politique monétaire de 2002 à 2006 gérée par Alan Greenspan, le président de la Fed (ndlr : Banque Centrale des Etats-Unis)) en réfutant la cause propre de l’excès de libéralisme dans le système bancaire américain. Par exemple, selon Florin Aftalion, un libéral « […] les banques ont eu à choisir entre renoncer à leur développement ou effectuer des prêts très risqués aux communautés désavantagées« . Les banques n’ont donc a priori pas respecté les règles libéralistes. Certains jugeraient même que les Etats ont fait une action trop forte en mettant en place ces plans de sauvetage.

Bernard Thibault, en 2005, actuel secrétaire général de la Confédération Générale du Travail.

Cependant, nombreux sont ceux qui réalisent qu’il n’y avait pas vraiment de choix, par exemple Bernard Thibault (C.G.T.) « Il est utile de s’interroger sur le bien fondé de cette intervention« . Il ne soutient pas vraiment ce plan, en montre ses défauts « Il y aura un coût pour la collectivité, car entre le moment où l’Etat devra emprunter -il y aura forcement des intérêts sur cet emprunt-, et le moment où il est susceptible de se refaire une santé sur des parts de ces établissements financiers qu’il aura revendues, il se passera du temps » mais concède qu’il n’y a finalement pas vraiment d’autre choix possible…

Christine Lagarde, en 2011, actuelle directrice générale du Fonds Monétaire International.

Christine Lagarde, actuelle directrice générale du F.M.I. (ndlr : Fonds Monétaire International), est quant à elle beaucoup plus optimiste : « Le gouvernement a construit le mécanisme du plan de soutien aux banques pour que non seulement cela ne coûte pas, mais pour que cela rapporte à l’Etat. Aujourd’hui la garantie de l’Etat vaut beaucoup, parce que les gens savent qu’ils peuvent avoir confiance. » en précisant bien, pour rassurer d’où vient et où va l’argent « Le taux auquel on (ndlr : l’Etat) va emprunter sera donc relativement bas. En revanche, le taux auquel on va prêter (ndlr : aux établissements banquiers), sera plus élevé. Si bien que, pour faire simple, entre les deux, on réalise une marge.« 

Que peut-on en juger ? Le libéralisme aurait-il pu éviter la crise s’il avait été suivi avec rigueur ? Les banques possèdent trop de puissance à travers le monde ?

Bien que la crise financière terminée (enfin, du moins le plus gros), viennent alors les phases post-crise.

3. L’après-Crise

A. La Grande Récession

Tout d’abord, qu’est ce qu’une récession ? Et bien une récession est grossièrement un ralentissement de l’activité économique, du rythme de croissance économique. (donc c’est pas super bien)

Cette Grande Récession a entraîné 3 choses :

  • Un ralentissement du commerce international
  • Une hausse du chômage
  • Une baisse des prix des produits de base
Un prix Nobel d’économie, James Mirrless, pense que cette récession sera d’une durée de 3 ou 4 ans.
On voit donc arriver une inflation qui est la plus importante des 20 dernières années dans certains pays. 
Pour les emplois, 20 millions d’entre eux sont prévus à la perte par l’O.I.T. (Organisation Internationale du Travail) et est aussi prévue une augmentation de 50 millions de chômeurs pour la fin 2009.

Diagramme en barres : nombre de chômeurs (barre bleue foncée) selon les années. En noir, la courbe du taux de chômage. On peut noter qu'au final, entre 2007 et fin 2009 on a une augmentation de 27 millions de chômeurs, et non de 50.

Les Etats prennent donc des mesures de sûreté, en optant pour des plans de relance, nous n’allons pas les détailler ici car cela serait trop long mais nous allons en sortir les principaux points. Nous allons prendre l’exemple du plan de relance Français :

Exemple du Plan de relance Français de N. Sarkozy en décembre 2008 :

Plan qui a coûté environ 34 milliards d’€ (initialement prévu à 26) et qui a résulté en 4 principaux impacts : sur la croissance, la consommation, l’emploi et l’investissement. 4 est le bon chiffre car c’est environ ce qu’on espérait avoir après le plan, par exemple on a eu quasiment 4 fois moins d’emplois crées que les 400000 prévus (en l’occurrence, presque 5 voire 6), et au niveau de l’investissement les entreprises publiques ont investi 4 fois moins que prévu (id est 4 milliards de prévus).

Beaucoup sont ceux qui critiquent ce plan, par exemple, les gauchistes pensent qu’il n’a pas eu assez d’impact sur la consommation. Mais on peut dire qu’il fallait bien faire quelque chose non ?

En tout cas, malgré les plans de relances effectués par les pays, la récession perdure mais s’est stabilisée, ou du moins s’est atténuée. Mais ironiquement et assez bêtement, une autre crise a vu le jour.

B. La Crise de Foreclosure

Appelée foreclosure-gate, traduite par scandale des saisies immobilières. Il n’y a pas vraiment matière à rédiger 200 lignes à ce sujet, je vais essayer de l’expliquer brièvement et simplement. Ce qu’il faut savoir est que cette crise est arrivée sans que personne ne s’y attende alors qu’elle était complètement évidente :
Vous vous souvenez de la crise des subprimes ? Ou les établissements financiers prêtaient de l’argent à des gens qui avaient des risques de ne pas rembourser, en se disant que si c’était le cas, ils iraient hypothéquer leur maison car le marché immobilier valait vraiment le coup ?
Oui, et vous savez aussi qu’ils n’ont pas pu rembourser, et donc que le marché de l’immobilier s’est complètement effondré, et par conséquent les prêteurs ont vendu le plus vite possible sans chercher à comprendre les hypothèques pour essayer de ramasser le plus d’argent. Sauf qu’en faisant ça des milliers de gens se sont fait exproprier, d’où le nom de scandale des saisies immobilières.

Le nom de ‘scandale‘ vient aussi du fait que certaines entreprises (du moins une) qui gèrent les hypothèques ont envoyé à de moment plus de 10000 lettres d’expropriation en un mois, ce qui, on est d’accord, montre bien qu’ils n’ont jamais pu vraiment examiner chaque dossier, et que donc nombre d’expropriations sont frauduleuses voire illégales, les établissements financiers ne cherchant qu’à minimiser les pertes dues à leurs prêts. Donc les gens, que font-ils ? Qu’auriez-vous fait à leur place ? Eh bien vous auriez amené tout ça devant un tribunal et demandé à la justice américaine de s’en occuper !

Du coup les prêteurs se sont retrouvés devant les tribunaux un nombre incalculable de fois et ont donc perdu encore plus d’argent, ce qui a encore plus contribué en faveur de l’expansion de la crise, donc encore plus d’hypothèques à vendre, donc encore plus de procès, et donc encore plus d’argent perdu, et ainsi de suite…

Quand je vous disais que cette crise était vraiment arrivée bêtement…

Pour finir sur cette crise du foreclosure, on peut juste dire que cela a aggravé la crise d’une façon exponentielle, et tout cet argent perdu renforce la crise financière de 2007-2010.

C. Les conséquences de cette Crise Financière

On passe du coq à l’âne diraient certains. Mais j’assume, car je pense faire un nouvel article sur la Crise Grecque, et peut-être sur l’hyperinflation au Zimbabwe, mais ça tout le monde s’en fout donc on verra plus tard. Si vous saviez le temps que ça prend d’écrire, de résumer, d’aller s’informer sur une dizaine voire quinzaines de sites différents pour essayer de bien expliquer un sujet, j’ai été le premier surpris par cette longueur… That’s what she said.

Blague à part, cette crise financière de 2007-2010 parti au final d’un effet greedy (ndlr : avare [d’argent]) des établissements financiers américains qui a engendré un phénomène planétaire. Comme vous l’avez lu, de nombreux plans furent lancés, autant pour la crise de 2008 (les plans dits de ‘sauvetage’) et pour la Grande Récession (les plans dits de ‘relance’), certains ont plus ou moins réussi, mais la crise est toujours là, du moins ce qu’il en reste après ces plans.

On voit bien ici qu’en Europe, ce n’est pas la Grèce qui a pris le plus cher, mais aussi l’Italie, la Belgique, et surtout, en dehors de l’Europe, le Japon.

Comment des pays comme ça ont-il pu s’enfoncer autant ? Est-ce uniquement à cause de la crise ? On verra bien que non, et on pourrait en conclure que la crise a juste montré les défauts économiques des pays…

Florent Neesse.

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7 commentaires pour Les étapes de la crise financière de 2007-2010

  1. magrandjean dit :

    Très très bon article!

    • florentneesse dit :

      Merci beaucoup vous pouvez pas savoir à quel point ça motive de lire des commentaires comme ça ! Par contre ce commentaire m’a aussi surpris, étant donné que je n’ai pas procédé à l’étape « rectification / mise en meilleure forme » de l’article que je voulais faire demain, donc désolé s’il y a des fautes ! En tout cas, n’hésitez pas pour n’importe quelle critique, on ne peut pas s’améliorer sans celle-ci, et j’en ai besoin ! Bonne soirée

  2. magrandjean dit :

    Reblogged this on Des Economies.

  3. SERCHESI dit :

    Excellent article, très bien expliqué avec une touche d’ironie qui rajoute au plaisir de la lecture.

  4. TRG dit :

    SUPER ARTICLE, Ca m’a beaucoup aidé à la compréhension de cette fameuse crise.

  5. x dit :

    Je dois faire un projet , avec bien sur à l’intérieur un point »crise » alors je te remercie pour cet article qui m’a aidé à comprendre la crise ! bravo très très bien expliqué !

  6. HueyJo dit :

    Superbe article ! Cele m’a beaucoup aidé pour mon devoirs ! C’est clair, bref et sympa à lire, merci beaucoup.

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